Critique - Lone Survivor: The Director's Cut

par Mario J. Ramos

Cherchez-vous un jeu pour vous mettre dans l’esprit de l’Halloween? Ça tombe bien, Lone Survivor: The Director’s Cut vient de débarquer sur PS4 et Wii U! Il s’agit d’un jeu de type survival horror en 2D, développé par Jasper Byrne de Superflat Games.


 

http://youtu.be/a2cR_4hlcZc

 

Avec une présentation graphique volontairement rétro qui rappelle les jeux 16-bits, on pourrait d’abord croire qu’un tel jeu ne pourrait être stressant ou épeurant. Évidemment, si vous cherchez des sensations fortes, vous trouverez probablement plus votre compte avec The Evil Within ou Alien: Isolation, mais si vous cherchez plutôt une ambiance dérangeante et de l’horreur plutôt psychologique, Lone Survivor est pour vous.


 

Avant d’entamer ma partie, le jeu m’invite à jouer dans le noir avec des écouteurs. Je joue sur Wii U, donc je transfère l’écran principal sur le Gamepad, j’y branche des écouteurs, je saute dans mon lit et je ferme la lumière.


 

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Je réalise assez rapidement qu’on a accordé une attention toute particulière à l'environnement sonore : musique inquiétante, effets sonores étranges, battements de cœur lorsque vous êtes blessés, sons détaillés des monstres qui avancent lentement (ou rapidement!) vers vous. Bref, le son joue un rôle important dans le niveau de stress.


 

Mais commençons par le commencement. On incarne un personnage sans nom qui semble être le seul survivant d’un événement cataclysmique ayant transformé la population en monstres/mutants/zombies, qui eux, évidemment, nous attaquent dès qu'ils nous aperçoivent. On commence dans notre appartement, puis on se retrouve à explorer le bâtiment. Éventuellement, l’objectif est de trouver une façon de sortir de l'immeuble. Notre personnage, portant constamment un masque chirurgical, a occasionnellement des épisodes d’hallucinations où il entretient des conversations bizarres avec des personnages qui pourraient être réels ou non.


 

La santé mentale du protagoniste n’est pas seulement un élément narratif, mais une préoccupation constante pour le joueur, qui doit la maintenir en se procurant de la nourriture, en dormant régulièrement et en évitant les monstres. Bien que l’on dispose d’un fusil, le nombre de munitions est limité, il est donc préférable d’éviter les ennemis autant que possible, en utilisant des cachettes, en les attirant avec de la viande avariée, en les aveuglant avec des fusées d’urgence, etc.


 

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Plusieurs éléments du jeu rappellent le premier Resident Evil : les ressources limitées, la possibilité d'éviter les ennemis, le système de combat statique avec un fusil, les textes qu’on peut lire, la capacité de faire du backtracking et de retourner à une pièce précise pour pouvoir sauvegarder. D’autres éléments rappellent plutôt les jeux d’aventures classiques de LucasArts : trouver des objets et les combiner, découvrir des secrets, mais surtout élucider des puzzles sans que le jeu ne nous tienne trop par la main.


 

Comme mentionné précédemment, pour sauvegarder le jeu, il faut retourner à notre appartement et dormir dans le lit. Heureusement, le jeu est parsemé de miroirs qui permettent de s’y téléporter rapidement, puis de revenir où l'on était rendu. On se trouve à devoir y retourner très souvent, non seulement pour sauvegarder, mais parce que dormir aide à maintenir la santé mentale de notre personnage, qui malheureusement se fatigue très rapidement. Bien que cette mécanique puisse rapidement devenir redondante, elle contribue à créer un sentiment de stress constant. On ne peut pas trop tarder dans nos explorations, et après avoir réussi un passage difficile, on ressent le même soulagement que le personnage quand on peut enfin se coucher, et s’assurer de ne pas perdre une partie de notre progression en mourant de façon inattendue.


 

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Lone Survivor contient plusieurs fins, qui dépendent du degré de santé mentale du protagoniste lorsqu'on termine le jeu, et peut durer entre quatre et huit heures. Dans ce cas-ci, il s’agit de la version « Director’s Cut » qui contient des fins additionnelles ainsi qu’une zone supplémentaire à explorer vers la fin du jeu. Malheureusement, la version Wii U ne permet pas de voir la carte du jeu sur l’écran du Gamepad lorsqu'on joue sur la télévision. Cependant, on comprend qu’il s’agit probablement d’un choix de design, car regarder la carte ne met pas le jeu sur « pause » et est donc conçue pour être une action potentiellement dangereuse.


 

Pour son univers lugubre, son style graphique rétro très plaisant, ses mécaniques de survival horror avec une touche du jeu d’aventure et son ambiance sonore dérangeante, je vous recommande fortement ce jeu téléchargeable!