Critique : The Evil Within

par Rétro Nouveau

http://retronouveau.s3.amazonaws.com/media/2014/10/image.jpg">http://retronouveau.s3.amazonaws.com/media/2014/10/image-300x187.jpg" alt="image" width="300" height="187" />


 

The Evil Within est sûrement l’un des jeux les plus attendus de l’année, car il vient ajouter un opus de Shinji Mikami à notre collection de jeux d’horreur à la survival, qui depuis un moment sortent au compte-gouttes. Il y a bien sûr eu Resident Evil 6, Silent Hill Downpour et The Last of Us qui sont sortis dans les dernières années et qui ont su nous sustenter, mais l’arrivée de The Evil Within a éveillé beaucoup d’attente chez moi et je le voyais un peu comme le sauveur, en attendant Silent Hill PT.


 

Je tiens à vous avertir, je ne dévoilerai pas de moment important de l’intrigue dans ce résumé de l’histoire, mais j'aborderai les dix premières minutes du jeu. Si vous ne voulez rien savoir du tout, je vous invite à passer au paragraphe suivant. Le jeu se déroule dans la ville fictive de Krimson City alors que Sebastian Castellanos (Anson Mount de Hell on Wheels) est appelé pour enquêter dans l’institut psychiatrique Beacon, suite à une série de meurtres de masse. C’est donc avec nos collègues Joseph Oda (Yuri Lowenthal qui fait la voix d’Alucard) et Julie Kidman (Jennifer Carpenter de Dexter) que nous arrivons sur les lieux du crime, mais l’enquête ne durera pas longtemps, car le mal incarné, Ruvik (Jackie Earle Haley qui fait Rorschach dans Watchmen), apparaît et nous devrons quitter les lieux rapidement. S’ensuit une fuite en ambulance dans la ville de Krimson alors que tout se détruit sous nos yeux. Ensuite, nous sommes plongés dans le mal et nous devons nous débrouiller seuls…


 

Aux premiers abords, le jeu nous rappelle beaucoup la jouabilité de Resident Evil (c'est normal compte tenu de son créateur), mais plus particulièrement Resident Evil 4, ce qui n’est pas une mauvaise chose! La nouveauté est que Sebastian, le personnage principal, traîne une lampe à l’huile pour s’éclairer et il peut maintenant s’accroupir pour faire moins de bruits. Il est également possible de se fabriquer des munitions pour notre arbalète, nommée Agony Crossbow, qui nous servira tout au long du jeu pour venir à bout d’ennemis plus grands que nature. Donc, rapidement on comprend que M. Mikami voulait faire son propre The Last of Us et il s’en est beaucoup inspiré, ce qui est normal, car en plus d’être un excellent jeu, il a gagné une multitude de prix, dont celui remis au jeu de l’année. La ressemblance avec TLOU s’arrête malheureusement ici. Pour faire une mise à niveau (upgrade) de notre personnage, il faut accumuler une gelée verte que les monstres nous laissent gentiment sur le sol lorsqu'ils meurent, ou nous les retrouvons un peu partout dans des pots Mason. De cette façon, il est possible d’améliorer son temps de course, sa fortitude, ses armes et sa capacité de porter de l’équipement, tout cela nous permet de mourir moins souvent, car oui, vous mourrez souvent!


 

[embed]http://youtu.be/nxlo67zhOWc[/embed]

 

 

J’ai joué à ce jeu en mode facile (casual) parce que je ne voulais pas rester bloqué trop longtemps avant de faire ma critique et je dois avouer que je suis mort vraiment souvent. Je ne suis pas un néophyte de ce genre de jeu, mais The Evil Within ne pardonne pas du tout. Vous pouvez avoir fait le plein de vies et être armé jusqu’aux dents, il n’y a rien à faire si vous recevez une flèche venant d’une baliste; vous mourrez sur le coup! Même chose si vous marchez sur une mine, vous êtes de la viande hachée... Chose qui enrage, car nous devons recommencer juste un peu avant, ce qui ramène à faire le même bout de jeu plusieurs fois si vous n’êtes pas chanceux, comme moi. Néanmoins, les points de sauvegarde sont nombreux et bien placés donc vous ne recommencerez jamais plus loin que deux ou trois minutes avant l’évènement rageur.


Pour ce qui est de l’horreur dans le jeu, je ne sais pas si c’est parce que j’ai joué à beaucoup de jeux du même genre et que je suis maintenant insensible, mais The Evil Within donne rarement la frousse. Le jeu était beaucoup plus prometteur que cela et mes attentes étaient peut-être trop élevées. Je ne conseille pas ce jeu à des mineurs, car il y a vraiment beaucoup de sang et les morts de Sebastian sont assez horribles. Démembré, écrasé, la tête pilonnée ou simplement explosée en plusieurs morceaux juteux; vous le verrez souvent mourir. Rien à voir avec les morts de Laura dans Tomb Raider, qui sont vraiment troublantes, mais c’est dans la même catégorie.


 

Pour terminer, je dois dire que ce jeu m’a laissé sur mon appétit. Il n’y a pas longtemps, je sortais de la merveilleuse histoire de The Last of Us et ce doit être pourquoi The Evil Within ne m’a pas charmé plus que ça. Je trouve que l’histoire est fade et remplie de missions seulement présentes pour rendre le jeu plus long; des missions semblables aux derniers Resident Evil parues par Mikami, comme tuer tout le monde dans un secteur pour qu’une porte s’ouvre. Je crois qu’il était temps pour lui de prendre du recul de cette façon de faire qui fonctionne bien, mais qui piétine depuis quelques années. En plus, le personnage principal, Sebastian Castellanos, est dépourvu de personnalité et il a été impossible pour moi de m’attacher à lui, ce qui est important dans ce genre de jeux pour créer une bonne ambiance. Après six heures de jeu et un peu plus de la moitié des chapitres complétés, nous ne savons pas grand-chose sur ce qui se passe et sommes vraiment perdus en attendant la prochaine créature qui sortira de l’ombre. C’est donc pourquoi ce jeu se mérite un 6.5/10 selon moi;  il passe le test et il y a de bons moments, mais rien de plus. Je ne rejouerai sûrement pas à ce jeu dans les années à venir et je ne garderai pas mon exemplaire. Beaucoup de jeux valent mieux que celui-ci dans le genre. Je suis conscient que les critiques lui donnent de vraiment bonnes notes, mais ça ne change pas l’ennui et le vide que j’ai ressenti pendant plusieurs heures dans ce jeu.


 

[embed]http://youtu.be/9Xlfg6aCAxk[/embed]