Critique - State of Decay: Year One Survival Edition

par Le Jeanbart

State of Decay: Year One Survival Edition
Développé par Undead Labs, publié par Microsoft
Disponible sur Xbox One et PC (Critiqué sur Xbox One)
17 ans et plus


J’ai abordé State of Decay : Year-One Survival Edition avec aucune attente. J’avais vaguement entendu parlé de l’original, State of Decay, sorti en 2013 sur la Xbox360 (et sur PC), mais je n’y avais jamais joué. Cette version next-gen, disponible pour la Xbox One, se veut l’édition définitive, avec de meilleures textures, quelques améliorations ainsi que les 2 contenus téléchargeables qui étaient disponibles sur 360. Ceux y ayant déjà joué n’y trouveront pas grand-chose de nouveau, mais pour les autres, vous risquez d’être agréablement surpris.

https://www.youtube.com/watch?v=lxMD4lRupDk

Le jeu nous met d’abord dans la peau de Marcus Campbell, un commis de magasin de retour d’un voyage de pêche avec un ami. Ils tombent face à face avec des zombies et se rendent compte que toute la région est aux prises avec une épidémie jamais vue auparavant. Rapidement, ils entrent en contact avec d’autres individus, dont Maya Torres, une militaire qui se trouvent à être le 2e personnage que l’on peut contrôler. Ensemble, ils forment la base de votre groupe de survivant, du moins pour l’instant.

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Dans SOD, chaque personnage a ses traits de caractère, ses aptitudes et ses habiletés qu’il pourra développer au long du jeu. Si vous utilisez un personnage pendant une longue période ou pour des tâches qui demandent beaucoup d’effort, il se fatiguera et aura besoin de repos. Le jeu utilise un système d’influence, qui agit comme une sorte de monnaie déterminant ce que votre personnage peut faire selon son rang au sein du groupe. Emprunter des armes, des vivres ou de l’équipement dans le butin collectif fera baisser votre influence, tandis que d’y déposer de nouvelles trouvailles la fera monter. Réussir une mission aura un effet bénéfique sur la perception de vos compatriotes et augmentera donc votre influence. C’est un système qui fonctionne bien et qui force le joueur à faire des choix.

Car l’influence ne vous permettra pas seulement d’apporter un lance-grenade au lieu d’une simple pelle quand vous irez à la recherche de vivres. Elle déterminera aussi votre pouvoir décisionnel au sein du groupe. Vous souhaitez qu’on érige une tour de garde afin de protéger votre base? Vous devrez être assez influent. Mais peut-être êtes-vous mieux d’attendre un peu, et de garder une marge de manœuvre pour pouvoir demander du renfort sur le terrain? À vous de prendre les bonnes décisions et à bien gérer vos troupes.

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Vous devrez aussi gérer vos vivres, les matériaux nécessaires pour faire croitre votre base, vos munitions et vos médicaments. Il vous faudra aller à la recherche de ces denrées à travers la ville, en fouillant les épiceries abandonnées, les magasins, les maisons. Vous y rencontrerez parfois d’autres survivants qui pourront devenir des alliés. Vous devrez gagner leur confiance, suite à quoi certains rejoindront votre groupe. Mais avant de pouvoir prendre contrôle d’un nouveau personnage, il doit avoir pleine confiance et être devenu un ami.

Si vous tombez sur un surplus d’équipement, vous devrez faire plusieurs voyages, car votre sac à dos est limité en terme d’espace et les éléments plus lourds vous ralentiront et vous fatigueront plus rapidement. Dans Year One : Survival Edition, il est désormais possible de ranger du matériel dans le coffre de votre voiture, et je plains fortement ceux qui ont joué à la version originale, car sans cet ajout, leur survie devait être encore plus difficile. Surtout que le jeu se veut un monde ouvert, mais il est parfois limité par des barrières vous empêchant de franchir des endroits et de prendre des raccourcis. Ça devient fâchant de devoir faire le tour de la carte par les routes quand avoir passé au travers nous aurait sauvés beaucoup de temps.

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Il est possible de courir dans tous les sens et d’éclater tous les zombies sur notre chemin à grand coup de hache et de mitraillette. Mais temporairement, car survivre n’est pas une tâche facile. Il faut savoir ranger la machette quand on se sent dans l’eau chaude et trouver un moyen de fuir. Le sentiment de survie est omniprésent dans le jeu, et c’est quand on commence à devenir confortable que le jeu nous rappelle rapidement qu’on n’est pas dans un camp de vacances.

J’étais fier de la progression de Marcus, qui était devenu tout un leader. Mais alors que je fouillais un immeuble à la recherche de munitions, j’ai fait trop de bruit. J’ai attiré une horde de zombies et sous-estimé la fatigue de mon personnage qui, après en avoir dégommé une dizaine, s’est retrouvé complètement encerclé. J’aurais dû fuir 30 secondes plus tôt. Marcus est mort, le torse déchiré par les zombies affamés. Marcus n’a pas de 2e vie : un personnage qui meurt disparaît à tout jamais. J’étais sous le choc, mais j’appréciais le jeu encore plus par la suite.

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Malheureusement, les problèmes de State of Decay eux n’ont pas disparu avec cette version pour Xbox One. Le jeu est encore rempli de problèmes de collision et de pop-up qui viennent parfois briser l’immersion. À un moment, j’ai du quitter ma partie pour reprendre à ma dernière sauvegarde, car les deux personnes que j’avais sauvées, et que je devais ramener à ma base, sont devenue immobile une fois sortie de la voiture. Il était impossible de les faire entrer dans la maison pour terminer la mission.

C’est le genre de problème qui peut être acceptable venant d’un petit studio comme Undead Labs, mais cela aurait dû être corrigé 2 ans plus tard. Et bien qu’on ait amélioré les textures, le jeu n’a clairement pas l’allure d’un jeu de nouvelle génération.

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Malgré ses défauts et un certain sentiment de redondance qui fini par s’installer après quelques heures, State of Decay : Year One Survival Edition est un jeu extrêmement intéressant qui vaut la peine d’être découvert si vous ne l’aviez pas fait auparavant. C’est sans doute l’un des jeux simulant le mieux l’aspect de survie auquel ferait face un groupe de personnes aux prises avec une invasion de zombies, et les différents systèmes du jeu fonctionnent bien ensemble.

Si vous cherchez un jeu mêlant zombies, gestion de ressources, combats et éléments furtifs dans un monde ouvert, donnez une chance à SOD, vous ne serez pas déçu. Pour ma part, j’attends maintenant avec impatience le prochain jeu de Undead Labs.

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Points positifs

 

+ Réel sentiment de survie

+ Les différentes mécaniques fonctionnent bien ensemble

+ Excellent mix d'exploration, de combat et de furtivité

 

Points négatifs

 

- Beaucoup de problèmes de collision et de bogues

- Graphisme sous la norme des jeux de nouvelle génération

- Un peu redondant après quelques heures